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Farm-to-Cup à son meilleur

En juin 2018, deux d'entre nous lançaient un appel à la recherche d'amis torréfacteurs. 

Relire le texte qui a initié le projet d'Arvida Roasting Company nous fait toujours sourire.

 

En 2019, Le Quotidien a repris une partie de l'histoire ;)

Juin 2018

Un caféier c'est beau, en fleurs ou en beans.

Depuis que Vincent et moi sommes tombés sur la période de floraison dans la vallée de Dota au Costa Rica, j'ai une légère obsession pour le café; pas tant sur le goût que sur les coffee trees farms. Un souvenir olfactif, c'est fort.

Comme l'Indonésie est le 4e producteur de café au monde, je m'attendais à voir des caféiers partout. Beau rêve.

Trouver une plantation de café où tu peux te promener et parler aux gens offre un défi plus ambitieux que trouver une plage ou un volcan. Spécialement si tu ne veux pas un tour guidé ou si tu ne veux pas visiter une ferme de Kopi Luwak. Les Luwaks sont des civets enfermés dans des cages et forcés à engouffrer beaucoup trop de cerises de café. Pourquoi? Pour déféquer un des cafés les plus chers au monde. Tu t'imagines que le processus est un peu plus complexe que cela, mais mon explication s'arrête ici. Tout est wrong dans cette activité.

À Ubud, nous avons atterri, par erreur, dans une ferme de Kopi Luwak. Pas le fun. Des animaux en cage, stressés et gavés de beans. Vraiment triste. Par contre, à Sanur, on a vu un luwak en liberté qui courrait sur les toits. Il ressemblait à un p'tit chat. J'adore les chats. Oui, je m'ennuie de Billy le chat. 

Le Kopi Luwak est une belle curiosité lorsque récolté en nature, mais complètement aberrant lorsqu'en production intensive.

Tu prévois un voyage en Indonésie bientôt? T'aime le café?

Oublie le Kopi Luwak.

Vas à Jember, sur Java.

Jember: des montagnes & du café

Merci Vincent pour le find.

Un aller-retour à Jember en solo et 8 kilogrammes de café plus loin, Vincent avait des chums indonésiens qui torréfient du café. Un bon deux pour un de l'amitié.

Fort de ses 3 semaines en Indonésie et de ses 30 mots en Bahasa, il nous a invités à retourner les voir:

- Ma copine et moi voudrions visiter des plantations.
- Pas de trouble, appelle-moi quand tu reviens.
- Ok, je reviens fin avril.
- Appelle-moi quand tu reviens.
- Je reviens le 29, on pourrait passer le 30 et  ...
- Appelle-moi quand tu reviens.

5/5 pour la simplicité et l'absence de stress. Planification moyen-long terme? Oublie ça.

Rouler en moto dans les montagnes pendant 1h30 (?), récupérer un sac de beans, les torréfier le soir et goûter au produit le lendemain? Meilleure équation. Ça et manger des tomates de ton jardin, même feeling. Juste plus exotique.

Si tu passes en Indonésie, je te conseille fortement d'aller prendre un café avec les gars de Macro Coffee. Et si tu n'es pas gêné, demande à aller chercher tes beans dans la montagne. Une chance sur deux qu'ils disent oui.

Vincent de Arvida Roasting Co avec l'équipe de Macro Coffee, Jember Indonésie

Facebook: MACRO Coffee Roastery

Instagram: Macro.coffee

 

Au-delà du produit

Vendre du café n'est pas la chose la plus originale du monde. Des milliers de personnes le font. Par contre, certains le font différemment. Il y a de ces entreprises qui offrent à leurs clients une valeur allant bien au-delà du produit.

Vendre pour vendre c'est un peu comme consommer pour consommer, inutile.

Les gars de Macro Coffee l'ont compris. Peut-être sans même le savoir. Peut-être juste en vivant et exploitant leur passion. Transmettre sa passion à travers une entreprise crée souvent quelque chose de vraiment intéressant.

Ils ne nous ont jamais donné l'impression d'être des clients, juste des chums en visite. La différence est énorme. C'est un peu comme s'ils voulaient nous faire découvrir leur monde: personnes, produits, méthodes, lieux. Il y avait de la fierté dans leurs yeux et ça, c'est inspirant et engageant. Ça c'est gage de succès pour une entreprise. En plus, pour un foreigner qui veut voir la vraie Indonésie, on ne peut pas demander mieux.

D'ailleurs, ton café est pas mal meilleur quand tu as vu où il pousse, qui le ramasse et qui le torréfie. Rien de scientifique dans mon affirmation. Juste du respect pour tous ceux derrière ta tasse de café.

 

En passant, si tu as une entreprise dont la mission est "faire de l'argent en vendant un produit", je pense vraiment que sa pérennité est en jeu. Faire de l'argent ce n'est pas un but, c'est un résultat. Peut-être devrais-tu revoir ta proposition de valeur? Te questionner sur le "pourquoi"? Just sayin'.

 


Btw, Vincent et moi aimerions acheter un torréfacteur. On pense que ce serait un bon loisir.

Ça te tente?

Tu sais où me rejoindre. Tu pourrais même être le premier à utiliser le formulaire de contact de ce blog. Je serais doublement contente.